Giger COBB, écrivain de science-fiction

Image d’illustration du post : Willgard – Pixabay.

 

Le dernier portrait d’auteur que je vous ai proposé remonte à janvier : il s’agissait de Daniel MATHIEU. En tête d’article, je vous parlais de surprises à venir pour 2022, vous vous en souvenez ? Les avez-vous toutes suivies ?

Je les récapitule :

Pour clore cette belle année, je vous invite aujourd’hui à découvrir Giger COBB, nouvel auteur de science-fiction publié chez Plumes Ascendantes et dont le premier roman paraîtra le 5 décembre 2022.

 

Giger COBB

 

 

 

Une passion pour le droit

 

Giger COBB est né en 1988, à Meaux, en Seine-et-Marne (77) d’une mère institutrice et d’un père inspecteur des impôts. Avant d’être institutrice, sa mère suivit des études supérieures en ethnologie et en mathématiques, jusqu’au niveau Bac + 2 ; quant à son père, il obtint un diplôme d’ingénieur agronome.

Giger COBB est fils unique. Pour l’occuper, sa mère le pousse à lire beaucoup, de préférence des ouvrages non destinés à des enfants. Pour elle, lire tôt des livres complexes est une source de fierté.

Enfant, Giger aime le dessin architectural, la perspective et ses règles. Pour lui, déjà, « la créativité c’est jouer avec des contraintes et non pas faire n’importe quoi ».

Côté sport, il pratique la gymnastique pendant plusieurs années.

Après un baccalauréat scientifique, Giger COBB poursuit des études de Droit. Il décroche un Master 2 Droit des sociétés en 2014. Il intègre ensuite l’école des avocats de Versailles, pour devenir avocat d’affaires. Il exerce ce métier pendant deux ans.

Pendant ses études, Giger COBB est hanté par le chômage qui menace suite à la crise des subprimes (en 2007 et 2008). Orgueilleux et volontaire, il fait tout pour décrocher un premier emploi à son niveau de qualification, « à une époque où les diplômes universitaires sont en chocolat ». En effet, chaque année sont délivrés 15 000 Licences de droit, 6 000 Master 2 de droit et 800 Doctorats de droit pour 3 000 postes de juristes d’entreprise, qu’il faut encore diviser par quarante-quatre pour obtenir les entrées et sorties naturelles. Mais Giger COBB est un passionné de droit. Il définit cette matière comme « la démarche expérimentale appliquée à des concepts politiquement décidés ». Il se bat donc afin d’être avocat dès la sortie de l’école. Malheureusement, la réalité du terrain le fait vite déchanter… Au bout de deux ans, comme de très nombreux jeunes avocats, il quitte le métier pour se tourner vers l’administration fiscale ; secteur moins passionnant, mais qui a le mérite de lui offrir un vrai statut.

C’est ainsi qu’il se reconvertit en entrant à l’école nationale des finances publiques de Clermont-Ferrand en 2020. Il exerce en tant que Contrôleur des finances publiques pendant deux ans, avant d’être récemment promu Inspecteur des finances publiques. Un parcours sur les traces de son père…

 

 

Un attrait pour l’écriture et la science-fiction dès l’enfance

 

Giger COBB confie son talent de logographe : « Enfant, j’étais scolairement très bon dans les matières littéraires. Je me rappelle avoir eu un 18/20 à un devoir sur table consistant à commenter un livre que je n’avais pas lu ». À l’époque, ses écrits se bornent pourtant à la rédaction de devoirs scolaires. Il ne donne pas encore libre cours à son imaginaire.

En tant qu’avocat, grisé par l’enjeu d’emporter la conviction du juge et par le ferraillage tactique et technique avec le confère de la partie adverse, il se révèle être un très bon rédacteur contentieux. Pour autant, il n’écrit toujours pas de fictions.

 

 

Côté lecture, Giger COBB découvre très jeune la BD L’Incal d’Alexandro Jodorowski. Son univers déjanté et décadent le fascine. Et pourtant… : « Si j’ai des enfants, je ne les laisserai jamais lire un truc pareil à l’âge où je l’ai lu ! » L’Incal est une série de bande-dessinée dystopique française dont la publication a démarré en 1980, dans le périodique Métal hurlant. Cette série a reçu deux prix. Elle « est un mélange de space opera, de métaphysique et une satire de la société moderne et de l’Homme en général (souvent incarné dans ses pires défauts par Difool – le personnage principal – lui-même). En effet, l’aspect grandiose des événements est toujours contrebalancé par la lâcheté et l’égoïsme de Difool. À ce titre, on peut qualifier John Difool d’exemple type de l’anti-héros. » (Source : Wikipédia.)

Parmi ses auteurs préférés, Giger COBB cite les classiques Asimov et Philip K. Dick, dont les scénarios étaient « hors-normes pour l’époque ».

Côté cinéma, Giger COBB a été marqué par les Alien 1 à 4, Le cinquième élément et surtout les films de Paul Verhoeven : Starship Troopers et Total Recall. « Et tant d’autres merveilles du même tonneau ! » Il cite aussi la série X-files comme l’une des plus remarquables.

 

 

C’est bien plus tard que les idées pour Jeux de prédation lui sont venues, à la faveur du confinement du printemps 2020. Giger COBB s’ennuie. Il tombe sur le concours de nouvelles Terre du futur lancé par les éditions Plumes Ascendantes. Poussé par son ex-compagne, il se lance dans l’écriture tel un plongeur en apnée. Le défi est « de faire du neuf à une époque où tout a déjà été écrit ». Giger COBB veut un récit nerveux, mixant de nombreux concepts déjà pensés tout en y apportant des idées nouvelles. « Quand des films comme Starship Troopers et Full Metal Jacket sont sortis, aucune ligne critique cohérente ne s’est dégagée. Certains conservateurs ont adoré le côté fascistoïde de ces univers dans lequel ils voyaient un éloge du militarisme, quand les progressistes, s’estimant plus fins que les premiers, y voyaient la plus intelligente des critiques. Et inversement, d’autres conservateurs y voyaient de l’objection de conscience, quand des progressistes ont hurlé à l’apologie du nazisme. Finalement, avec le recul, c’est que ces films sont parfaitement calibrés : vous pouvez y voir tout ce que vous voulez sur fond de divertissement jubilatoire. C’est la ligne à laquelle je me suis tenu pour écrire Jeux de prédation. »

Giger COBB compose deux parties en négatif l’une de l’autre. Il recourt à des procédés de narration plus cinématographiques que littéraires. « Enfin, la déglingue se devait d’être exponentielle. Les seuils de bordel précédemment atteints dans le roman étaient un plancher imposé pour écrire la suite. » Le texte est taillé à la machette, découpé dans la matière brute. Pas de fioritures, que de l’essentiel, du percutant.

Refusé par Plumes Ascendantes lors de sa soumission au concours Terre du futur, car trop long pour entrer dans la catégorie des nouvelles, Jeux de prédation est en revanche accepté dans la foulée pour être publié sous forme de roman.

 

L’écriture, « mélange étrange de travail et de plaisir »

 

Giger COBB n’est pas de ces écrivains qui portent toujours stylo et calepin sur eux. Il n’a pas le temps de s’en servir. Il lui faut de longues plages horaires de tranquillité devant lui pour écrire. Il s’installe dans son lit, ordinateur portable sur les genoux, tout en écoutant un bruit blanc ou un stream de bruit d’orage pour se couper du monde. Là, il peut écrire de pendant des heures, jusqu’à l’hypoglycémie.

Pour lui, l’étape la plus difficile de la conception de son premier roman a été l’édification du squelette. « Schématiser l’univers, ses contraintes physiques, ses rapports politiques ou encore réfléchir à l’enchaînement des scènes est ce que j’aime le moins. » En revanche, son étape préférée a été celle des corrections : « J’aime bien ciseler ». Giger COBB fait partie de ces auteurs avec lesquels il est très agréable de travailler pour pousser le texte à son maximum.

L’écriture est, pour lui, un « mélange étrange de travail et de plaisir ». « On se fait douleur, on pousse avec la tête, les satisfactions ne sont pas immédiates. Ce n’est pas un passe-temps en phase avec l’époque de la jouissance immédiate et de la consommation à tout prix. »

Le travail de correction et de réécriture sur Jeux de prédation lui a permis d’améliorer sa technique et de peaufiner son style. Il les applique déjà pour son prochain roman, un nouveau one-shot de science-fiction.

Enfin, à la question : « Pensez-vous écrire toute votre vie ? », Giger COBB répond : « Il faudra bien trouver le temps ! »

Souhaitons-lui de le trouver, en effet, pour pouvoir lire plusieurs autres pépites telles que Jeux de prédation !

 

 

Rendez-vous le 5 décembre 2022 pour la parution de ce premier roman de science-fiction. D’ici-là, suivez-nous sur les réseaux sociaux pour ne rien rater du lancement du roman !

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H.G.

 

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