Il est grand temps de vous proposer un article pour enrichir et compléter celui des « Métiers du livre« , que j’avais publié fin mars 2021…

 

Les métiers de l’accompagnement à l’écriture

 

Vous voudriez écrire le roman qui vous trotte dans la tête, mais vous ne savez pas trop comment vous y prendre ? Vous avez rédigé un premier jet et aimeriez avoir le retour critique et les conseils d’un œil avisé ?

Vous voudriez transmettre vos connaissances, mais vous ne savez pas comment les formuler pour les rendre accessibles ? Vous voudriez transmettre votre expertise professionnelle, mais vous n’avez pas le temps de passer des heures entières à écrire ?

Il existe plusieurs façons de vous faire accompagner pour mener à bien votre projet. Car rendre les idées claires, les ordonner, les structurer et les rédiger de manière pertinente ne s’invente pas.

Il vous faut un(e) professionnel(le) de l’écriture pour votre livre, et pas n’importe lequel/laquelle ! Chaque métier propose un accompagnement différent.

Dans cet article, vous trouverez une présentation des activités suivantes :

ghostwriter et écrivain(e) public(que) ;

– coach littéraire (ou « en écriture ») ;

– Bêta-lectrice(eur) ;

– Correctrice(eur).

 

Ghostwriter ou écrivain(e) public(que) ?

Apparu récemment dans l’usage professionnel français, notamment sur le réseau LinkedIn, ce mot anglais désigne un(e) rédacteur(rice) qui crée du contenu en ligne pour le compte d’autres personnes, tout en restant dans l’ombre. Il(Elle) rédige des articles pour les sites Web et/ou pour les réseaux sociaux.

Par extension, « ghostwriter » désigne une personne qui écrit une œuvre pour le compte d’autrui, sans la signer de son nom. Ce mot remplace les termes « nègre littéraire » et « écrivain public ».

Le (ou la) ghostwriter écrit à la place de, pour le compte de, au fil de rendez-vous réguliers qui vous permettent de lui confier votre projet, vos idées, votre histoire. Il (ou elle) a pour mission de les mettre en mots et en forme, de la manière la plus appropriée pour servir vos intentions ; exactement comme le fait l’écrivain(e) public(que).

Ce métier ne nécessite aucun diplôme, contrairement à celui d’écrivain public, qui, lui, est certifié par des formations professionnelles, voire des diplômes universitaires.

Ainsi, si vous souhaitez déléguer la rédaction de vos contenus en ligne à quelqu’un, ce sera au (à la) ghostwriter.
Mais si vous souhaitez que quelqu’un écrive votre livre pour vous, avec vous, alors l’écrivain(e) public(que) est tout indiqué(e). Et je vous le(la) conseille fortement pour la rédaction de vos écrits longs et complexes.

J’ai moi-même fait appel à une écrivaine publique, lorsque j’ai voulu écrire mon deuxième roman Éprise au piège. J’avais rendez-vous une heure par semaine avec elle, ce qui me permettait de lui confier mon histoire. Une histoire lourde… Elle rédigeait tout ce que je lui racontais, de manière plus littéraire que la douleur, la tristesse et les souvenirs difficiles ne m’auraient permis de le faire. Elle m’envoyait ensuite son travail, auquel j’ajoutais des éléments ; je modifiais certaines formulations, je précisais certains passages. Le fait d’écrire à travers elle m’a permis de me décharger du poids d’événements dont j’avais besoin de me libérer.

 

 

Coach littéraire

 

Le(La) coach littéraire accompagne l’auteur(rice) tout au long de l’écriture de son œuvre.

Écrire un livre (un roman, un essai, un livre d’expert, etc.) est un projet ambitieux et difficile. Il arrive souvent que l’on se sente perdu(e), seul(e) devant sa feuille ou son écran, sans savoir comment s’y prendre pour formuler une idée, un message. Ou que l’on se retrouve bloqué(e) à un moment du récit. Ou encore que l’on ne sache pas comment retravailler certains passages, ou le texte entier pour l’améliorer.

À partir de votre texte, le(la) coach littéraire vous aide à surmonter les blocages. Il(Elle) vous donne des conseils de réécriture, sur le fond et sur la forme, et vous suggère des pistes de réflexion pour améliorer l’ensemble et le rendre plus cohérent, plus pertinent.

Vous n’êtes plus seul(e) face à votre projet : vous êtes accompagné(e) par un(e) professionnel(le) de l’écriture.

Le coaching en écriture est un accompagnement personnalisé destiné aux écrivains qui souhaitent perfectionner leur art d’écrire et améliorer leur processus d’écriture. Il est souvent délivré par des professionnels de l’édition : éditeurs(rices) ou directeurs(rices) de collection en reconversion.

Cela permet aux auteurs de bénéficier de l’approche et des compétences d’un(e) éditeur(rice) avant de soumettre leur texte à une maison d’édition, ou de s’auto-publier.

Si vous êtres entrepreneur(e) et que vous souhaitez transmettre votre expertise, votre vision, vos connaissances et votre expérience, le(la) coach littéraire pourra tout à fait vous y aider.

J’ai, moi aussi, travaillé avec un coach littéraire pour le premier tome de ma trilogie de science-fiction Évolutions : Le Cri de la Terre. Dans un document d’une dizaine de pages, il a pointé tous les problèmes à revoir, notamment de gros défauts de structure. Sans ses conseils avisés, Le Cri de la Terre ne serait pas le socle solide de mon épopée intergalactique qu’il est aujourd’hui.

 

Bêta-lecteur(rice)

 

Être bêta-lecteur(rice) n’est pas un métier à proprement parler. Aucun diplôme n’est requis pour lire un manuscrit et rendre un avis critique à un(e) ami(e) ou à un(e) collègue auteur(rice). Il « suffit » d’aimer lire et d’avoir envie d’aider l’autre à améliorer son texte. Cette activité de lecture critique n’est généralement pas rémunérée.

Le(La) bêta-lecteur(rice) peut lire le manuscrit n’importe où, sur n’importe quel support. Il(Elle) aura ensuite à préciser à l’auteur(rice) ce qu’elle a aimé dans le livre, pourquoi et, évidemment, ce qu’elle a moins aimé, pourquoi, et comment l’améliorer.

Les incohérences, les oublis, les contresens, les imprécisions : tout cela ressort souvent déjà lors de cette première lecture.

Que vous soyez auteur(rice) de roman ou entrepreneur(e) souhaitant transmettre votre expérience, vos connaissances ou un héritage, un retour de bêta-lecture est très important. Il permet de voir des défauts qu’en tant qu’auteurs(rices) nous ne voyons pas, ou plus, à force d’avoir travaillé sur notre texte et de le connaître par cœur.

Cette lecture critique intervient une fois le livre écrit, dans le but de l’améliorer avant de le soumettre à un(e) correcteur(rice) ou de l’envoyer à une maison d’édition.

Pour ma part, je confie toujours mon manuscrit à un(e) ou plusieurs bêta-lecteurs(rices) avant de le faire passer à l’étape suivante…

Correcteur(rice)

 

Être correcteur(rice) est un métier à part entière, exigeant et passionnant. Pour l’exercer, il est nécessaire de maîtriser parfaitement la langue française et ses usages. Je l’avais déjà présenté dans l’article de fin mars 2021.

Formations professionnelles et diplômes universitaires (Lettres et parcours éditorial) permettent d’acquérir les bases, les connaissances indispensables et l’œil acéré du(de la) traqueur(se) de coquilles, répétitions et autres lourdeurs.

Le(La) correcteur(rice) lit le manuscrit et, comme son nom l’indique, le corrige. Plusieurs niveaux de correction sont souvent proposés :

– correction simple (orthographe, grammaire, conjugaison, typographie) ;

– correction approfondie (répétitions, syntaxe, incohérences, avec ajout de suggestions de réécriture).

Ce(Cette) professionnel(le) de l’écrit œuvre de manière chirurgicale sur votre texte, afin de le rendre propre et apte soit à une publication directe en auto-édition, soit à la soumission à des maisons d’édition.

Ce travail s’effectue sur un manuscrit déjà entièrement écrit, bien entendu.

Le métier est en crise depuis longtemps. Après avoir peu à peu été remplacé par des logiciels de correction, tel Antidote, au sein des maisons d’édition, il est à présent confronté à l’arrivée de l’IA. L’IA est redoutable dans de nombreux domaines, tels que la synthèse de documents ou la recherche et la compilation d’informations. Cependant, seul un être humain peut apprécier (dans le sens de « déterminer la valeur de », « porter un jugement sur ») une œuvre dans sa globalité et dans toute sa complexité ; seul un être humain est capable de dire précisément à un autre être humain comment améliorer son histoire pour la rendre encore plus émouvante, percutante, mémorable.

Confier la correction de chacun de mes romans à une correctrice d’édition est non négociable. J’utilise Antidote, comme la plupart des auteurs(rices), car il permet de repérer et de supprimer rapidement coquilles et autres étourderies. Ensuite, j’envoie le texte à autre regard. Concernant les livres des auteurs(rices) publiés chez Plumes Ascendantes, je me charge toujours de la préparation de copie, qui me permet d’œuvrer en tant que coach littéraire ; activité passionnante ! Une fois le texte retravaillé en profondeur, je l’envoie à une correctrice, là aussi. Chez Plumes Ascendantes, l’IA n’intervient pas du tout dans la phase des corrections.

Ne vous passez pas de cette étape primordiale. Il en va de la clarté de votre pensée, de la pertinence de vos mots, de la précision de votre syntaxe ; bref, il en va de la qualité de votre livre.

 

 

L’accompagnement proposé chez Plumes Ascendantes

 

J’évolue et je travaille dans le monde de l’écriture et de l’édition depuis aussi loin que je me souvienne. Formations professionnelles, diplômes universitaires, expériences professionnelles accumulées : j’ai exercé presque tous les métiers. Vous pourrez lire mon parcours en détails dans ma fiche d’autrice.

Écrivaine, correctrice d’édition, écrivaine publique, éditrice, coach littéraire… J’ai tout exploré, étudié, appliqué, approfondi, pour devenir celle que je suis aujourd’hui : une architecte narrative.

En poussant les portes du cabinet d’édition Plumes Ascendantes, vous pénétrez dans un autre monde. De la formulation de vos idées à la diffusion de votre livre, en passant par toutes les étapes intermédiaires qui jalonnent le parcours d’un livre, c’est un écosystème éditorial complet qui est mis à votre disposition.

Cet accompagnement sera ouvert cet automne, dans une offre exceptionnelle que j’ai hâte de vous présenter.

D’ici-là, peaufinez vos romans pour répondre à l’appel à textes de romans fantastiques, qui sera ouvert du 2 au 31 janvier 2027 !

 

H.G.

 

*Sources des images : créations de Lovart AI selon mes critères + photo personnelle, sauf l’illustration pour la « bêta-lectrice », qui provient de Pixabay.